
Spectacle en création 26, un conte musical à randonnée en Poitevin de, et avec Benoit Guerbigny.
L’écriture du texte est finie, il s’agit d’une adaptation du texte conçu pour le spectacle Qu’ét o que çheù? et d’une réécriture pour une version solo d’une adaptation du conte La Mouffle.
Après une rencontre à la Dorne de Pougne-Hérisson et une présentation auprès de Yannick Jaulin, Benoit est allé trois jours en Sologne au Centre Culturel de L’UCPS à Pierrefite sur Sauldre pour écrire.

Le prochain rendez-vous de travail sera encore une fois en Sologne pour une rencontre avec Jean-Claude Botton, conteur solognot avec qui Benoit avait déjà travaillé comme musicien accompagnateur et une présentation sous forme bord de scène en Sologne.
La source
La Moufle édition Didier Jeunesse a été pendant un long moment un livre de chevet familial lu à son fils tant et si bien qu’à trois ans, Léo pouvait raconter l’histoire par cœur en tournant les pages de l’album et en suivant le texte du doigt alors qu’il ne savait pas encore lire.
Outre l’intérêt pour ce conte traditionnel d’origine slave décliné en différentes versions, la réaction de son fils lui a mis en lumière les possibilités d’exploitation pour le spectacle vivant jeune public en ajoutant un élément de taille : une sensibilisation au Parlanjhe (langue poitevine) d’où une adaptation en Poitevin.
Le texte
La première écriture du texte était destinée à un duo, il s’agit donc d’en faire une ré-écriture pour voix solo. Un élément de taille s’ajoute à l’écriture : le conte à randonnée, où les animaux intègrent chacun leur tour l’abri de la Moufle jusqu’à sa rupture, mettait en scène un décors, des caractères et anecdotes spécifiques des animaux. La moufle, elle, était un élément de décors sans vie. Dans ce remaniement elle serait vivante, telle une femme qui a porté trop d’enfants et qui se retrouve seule, vide, abandonnée. Tout d’abord contente de retrouver cette sensation de porter la vie de nouveau, les ‘invités’ ne respectent pas ses limites et elle finit par exploser. Cette nouvelle dimension permettra d’inclure et de suggérer des réflexions sur la place de la femme dans la société, ici comme mère, ainsi que l’incapacité de l’être humain à respecter ce qui l’entoure notamment avec ces personnages qui rentrent coute que coute dans la moufle… Ces deux dernières dimensions seront traitées avec humour, comme vecteur introspectif qui ne nuira pas à l’aspect récréatif de ce conte musical. La notion : il faut savoir dire non, de cette histoire n’en sera que renforcée.
